La biographie de Mary Blake

Les peintures de Mary Blake, artiste américaine résidant à Montmartre depuis de nombreuses années, ont toujours été admirées pour la fascination qu’exerce l’harmonie de leurs couleurs et la vivacité de leur esprit.

Née en 1946 à East Hartford, dans l’état du Connecticut, devenu l’artère principale de la quintessence américaine, Mary dit : « Oui, j’ai tout eu : une véranda, une cour et un jardin de légumes ! ».

Elle est la plus jeune de cinq enfants d’une famille catholique pratiquante d’origine irlandaise. Ses premières sources d’inspiration artistique, elle les a trouvées dans les photos du Pape Pie XII, dans des céramiques de la Vierge Marie et dans les posters du Sacré Coeur.

Le père de Mary, dont le commerce ne put survivre à la Grande Dépression, travaillait avec fierté à la Poste de Hartford et offrait ses services au saint ministère de l’église locale. Il était passionné par le jardinage. Il n’existait pas une fleur qu’il ne possédait pas, prétendait-il. Mary est persuadée que ce sont ces fleurs et le feuillage saisonnier de la Nouvelle Angleterre - elle se souvient d’un arbre en particulier dont chaque jour transformait la couleur- les cieux hivernaux et ses moments de solitude qui sont à l’origine de son sens artistique.

Dotée d’un talent inné pour le dessin et forte de l’enseignement d’un professeur artistique, Mary commença, adolescente, à être reconnue dans son travail. Après l’obtention d’un diplôme en économie et marketing, elle débuta une carrière dans le groupe ITT, sur Wall Street. Elle décida d’abandonner l’ « express downtown » pour rejoindre la célèbre Ligue des Etudiants en Art de New York. Au bout d’une année, encouragée par son professeur Bruce Dorfman, qui lui apprit les concepts de la créativité, la peinture est devenue la raison d’être de Mary.

Arrivée à Paris en 1972 avec dans ses bagages, l’indispensable mallette de peinture, elle offrit sa première exposition en 1974, avec une série d’aquarelles lyriques abstraites. Mary fut citée dans Les Cahiers de la Peinture, et ses œuvres remarquées pour l’ambiance, l’atmosphère et la lumière qu’elles dégageaient. Suivirent des expositions au Centre Américain, boulevard Raspail et au Grand Palais.

Six mois de voyage en Inde en 1977, déclenchèrent en Mary, le sens de la beauté et la passion pour la couleur, comme elle le montra dans son carnet de créatures exotiques et imaginaires, ressemblant à des oiseaux, dans Spencer Treetop Learns to Dance.

En 1993, Mary Blake décida de poser son chevalet dans les rues pour peindre les monuments de la convivialité : les cafés de Paris. Certaines peintures de cafés furent éditées en cartes postales, qui furent vendues à travers le monde entier. En 1995, Mary s’installa dans le quartier Lepic Abbesses de Montmartre. Ce nouveau voisinage lui offrit avec beaucoup de générosité un extraordinaire bouquet de sujets pour ses futurs tableaux. Elle adorait peindre les petits commerçants tandis qu’eux adoraient être immortalisés sur ses toiles.

L’année suivante, alors qu’elle peignait le célèbre café des Deux Magots au coeur du quartier historique de Saint Germain des Prés, Mary Blake reçut commande d’une peinture du Café de Flore, de grande renommée, pour un café japonais de Kyoto. Beaucoup de ses œuvres ont été utilisées comme couvertures de centaines de milliers d’agendas personnels, en promotion de la chaîne japonaise « Cafés du Monde ». On trouve beaucoup de scènes locales parisiennes de Mary Blake dans les plus prestigieuses boutiques de Montmartre, à la Cathédrale Américaine de Paris, à la librairie historique Shakespeare et Compagnie, de renommée internationale, et dans des collections privées.

La fresque murale “La Fête de la Musique”, montrant la célébration annuelle nocturne du solstice d’été, décore le mur du café Le Sancerre à Montmartre. La foule euphorique dansant la nuit, révèle l’esprit de Mary Blake et les images qu’elle a peintes dans cette ville qu’elle appelle sa maison. Son rêve d’être à Paris se réalise avec chaque coup de son pinceau.